République de 509 à 27 av. J.-C.

Introduction

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Cours d'histoire romaine et activités pédagogiques sur la naissance de la République, son évolution et ses institutions de 509 à 27 av. J.-C.

Illustration : La cité de Rome au temps de la République, gravure extraite de Geschichtsbilder (1896) de Friedrich Polack. Source : Wikimedia Commons

 Naissance de la République avec Junius Brutus

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Junius Brutus, neveu du roi Tarquin le Superbe, échappa à la mort qui frappait tous les prétendants au trône parce qu'il passait pour stupide. En 509 avant J.-C., il forma une conjuration pour chasser le roi du pouvoir, mais il n'avait nulle intention de prendre sa place. Il fut honoré comme un héros, fondateur de la liberté romaine (« conditor Romanae libertatis ») et de la République. Au temps de la République romaine, deux magistrats sont élus « consuls » chaque année pour diriger les affaires de l'État (« res publica »). Aujourd'hui, la République c'est une organisation politique d'un État où le pouvoir est non héréditaire, partagé et exercé par les représentants élus du peuple.

Illustration : Brutus embrassant la terre (1704) par Sebastiano Ricci - Source : Wikimedia Commons. Cette image est dans le domaine public car son copyright a expiré.

 Rome contre le roi étrusque Porsenna - Horatius Coclès

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Cliquez  ici pour lire le récit de l'historien Valère Maxime dans Faits et paroles mémorables (livre III, chapitre 2) ou ici pour lire le récit de Tite-Live dans Histoire romaine  (II, 10).

Après la proclamation de la République (509) et l'expulsion des partisans du roi Tarquin le Superbe hors de Rome, ceux-ci se réfugièrent à Clusium, chez le roi étrusque Porsenna et le persuadèrent de combattre à leurs côtés pour rétablir Tarquin sur le trône.

Le roi Porsenna établit son camp sur la colline du Janicule et vint mettre le siège devant Rome. Il lui fallait franchir le Tibre pour forcer ensuite les Romains à lui ouvrir les portes de la cité. Porsenna envoya un certain nombre de soldats pour s'emparer d'un petit pont en bois. Ce jour-là, la garde de ce poste ne se composait que de trois Romains, dont l'un se nommait Horatius, et avait été surnommé Coclès parce qu'il était borgne. Dès que cet homme intrépide eut distingué les ennemis qui s'avançaient, il ordonna à ses deux compagnons de couper promptement le pont derrière lui tandis qu'il resterait seul de l'autre côté pour retarder leur marche en combattant vaillamment. Après quoi, s'élançant dans le Tibre, malgré plusieurs blessures qu'il avait reçues, il revint en nageant à Rome où il fut accueilli avec des transports de joie.

Les soldats de Porsenna se retirèrent tout honteux d'avoir été vaincus par un seul homme, et allèrent raconter le trait de courage de ce Romain à leur roi, qui, désespérant de vaincre une telle nation par la force des armes, prit alors la résolution de la réduire par la famine aux dernières extrémités du désespoir.

Illustration : Horatius Coclès blessé nageant dans le Tibre par un élève anonyme de Giovanni Battista Tiepolo - Source : Sotheby's sur le réseau Pinterest. Cette image est dans le domaine public car son copyright a expiré.

 Horatius Coclès au pont Sublicius par Charles Le Brun

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Cliquez sur l'image pour commenter en latin le tableau Horatius Coclès au pont Sublicius (1645) par Charles Le Brun. 

Illustration : Horatius Coclès au Pont Sublicius (1645) par Charles Le Brun - Source : Wikimedia Commons. Cette image est dans le domaine public car son copyright a expiré.

 Horatius Coclès à travers les manuels scolaires

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Cliquez sur l'image pour lire un passionnant article de la revue Persée sur Horatius Coclès à travers les manuels de latin, du XVIIIe au XXe siècle.

 Rome contre le roi étrusque Porsenna - Mucius Scævola

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Pendant le siège de la cité par le roi étrusque Porsenna, le peuple de Rome commença à manquer des aliments les plus nécessaires à la vie, mais il ne se trouva pas un seul Romain qui n'aimât mieux mourir de faim que de retomber sous la tyrannie de Tarquin le Superbe.

Alors, un généreux Romain nommé Mucius, touché des calamités qui pesaient sur ses concitoyens, se dévoua seul pour sa patrie, s'imaginant que si Porsenna venait à périr, tous les maux dont cette ville était accablée seraient terminés. Mucius se déguisa donc en soldat étranger et, étant parvenu sous ce costume jusqu'à la tente du roi Porsenna, il tenta de le tuer. Ses coups se portèrent malheureusement sur le secrétaire, qu'il prit pour Porsenna lui-même. On le saisit aussitôt, et tandis que le roi lui demandait pour quelle raison il avait tué cet homme, il plongea sa main droite dans un brasier ardent qui se trouvait à sa portée et la laissa brûler sans laisser échapper le moindre signe de douleur, pour punir cette main, dit-il, de s'être trompée. Porsenna fut effrayé d'un si mâle courage, et surtout du danger qu'il avait couru sans le savoir. Mais il défendit qu'on fît aucun mal à Mucius et le renvoya libre à Rome, après lui avoir rendu son épée, que celui-ci fut obligé de recevoir de la main gauche, puisque sa main droite était brûlée. Pour rappeler cette courageuse action, Mucius reçut le surnom de Scævola, ce qui voulait dire le gaucher. Mucius, avant de retourner à Rome, déclara à Porsenna que trois cents jeunes hommes avaient formé comme lui le dessein de le tuer, ce qui inspira une telle frayeur à ce roi qu'il prit la résolution de lever le siège.

Illustration : Mucius Scævola devant Porsenna (1628) par Pierre Paul Rubens et Antoine Van Dyck - Source : Wikimedia Commons. Cette image est dans le domaine public car son copyright a expiré.

 Rome contre le roi étrusque Porsenna - Clélie

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Tandis que des ambassadeurs du roi étrusque Porsenna étaient dans Rome pour négocier la paix, une jeune fille nommée Clélie avait été conduite avec d'autres enfants dans le camp de ennemi pour servir d'otages et répondre ainsi de la vie des ambassadeurs. Cette jeune fille donna la preuve d'un courage extraordinaire : ayant aperçu, près du lieu où les otages étaient retenus, un cheval de bataille tout caparaçonné, elle s'élança sur cet animal ; puis, s'enfuyant au grand galop, elle força le cheval à traverser le Tibre à la nage, et revint ainsi dans sa famille aux applaudissements de tout le peuple. Mais le consul romain Valérius Publicola, ne voulant pas que l'on crût qu'il eût accueilli un otage qui avait manqué à sa parole, la fit reconduire à Porsenna, tout en admirant son courage. Le roi de Clusium, en voyant Clélie, la félicita de sa hardiesse, et la renvoya aussitôt à ses parents, en lui faisant cadeau du beau cheval qu'elle avait emmené.

Porsenna, plein d'admiration pour une nation où les jeunes filles mêmes montraient un si grand caractère, consentit enfin à faire la paix avec les Romains et congédia Tarquin qui s'en alla encore chercher d'autres ennemis aux Romains.

Illustration : Clélie passant le Tibre (1645) par Jacques Stella - Source : Wikimedia Commons. Cette image est dans le domaine public car son copyright a expiré.

 Les membres et l'estomac par Ménénius Agrippa

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[Page en cours de rédaction] Cependant le vieux Tarquin, qui ne se lassait pas d'exciter contre Rome tous les peuples de l'Étrurie et du Latium, parvint à réunir une troisième armée, avec laquelle il se flattait d'accomplir ce que Porsenna avait regardé comme impossible. Les Romains furent bien embarrassés lorsqu'ils apprirent le nouveau danger dont ils étaient menacés ; car ils n'avaient plus à leur tête ni Brutus ni Publicola. Voici comment ils se tirèrent de ce péril. Les consuls qui étaient alors en charge créèrent un magistrat, auquel on donna le titre de dictateur. Ce magistrat était bien plus puissant que les consuls eux-mêmes, et l'on ne pouvait nommer un dictateur que dans les calamités publiques, c'est-à-dire en temps de guerre, de peste ou de famine. Celui qui était investi de la dictature ne devait conserver l'autorité que durant six mois au plus ; mais, pendant ce temps, il exerçait une puissance absolue sur la république : vingt-quatre licteurs portaient devant lui les faisceaux consulaires, et il avait droit de vie et de mort sur tous les citoyens. Malgré l'étendue de sa puissance, le dictateur était soumis à de certains devoirs dont il ne pouvait s'affranchir ; ainsi, il lui était interdit de jamais marcher autrement qu'à pied, et à cause de cela, lorsqu'il allait à la guerre, il désignait un officier pour commander les troupes à cheval, sous le nom de Maître de la Cavalerie. Ce fut à l'occasion de la nouvelle entreprise de Tarquin que fut créé à Rome le premier dictateur, qui portait le nom d'Aulus Postumius. C'était un homme habile et intrépide [...].

Origine de l'expression : « Se retirer sur l'Aventin »

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